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Presque cinq ans qu’elle avait quitté les bancs de la Star Academy. Personne n’a oublié la diva baroque : Armande Altaï. Avec cette Starac 8, elle marque son retour et endosse le rôle de directrice.

Pourquoi avez-vous accepté de revenir à la Star Academy après cinq ans d’absence ?
En raison du manque d’ouverture des gens du spectacle. Dans les années 70, le lieu et la date des auditions de Hair, Jesus Christ Superstar ou Gospel, étaient annoncés dans les grands quotidiens, et n’importe qui pouvait venir auditionner. Aujourd’hui, tout se fait entre «tribus privilégiées» et je trouve ça dommage. Des émissions comme Star Academy sont les seuls moyens de se faire entendre pour les jeunes artistes qui ne sont pas dans des bulles autorisées.

Vous reprenez le rôle d’Alexia Laroche Joubert. Comment allez-vous aborder ce rôle ?
Je serai une sorte de professeure principale, comme ce que je fais dans mes classes. C’est passionnant, cela va me rappeler ma jeunesse de cheftaine Âmes vaillantes ! J’ai aussi reçu une formation d’éducatrice, mais je me suis vite rendu compte que la musique avait un pouvoir énorme et soulageait bien des enfants. Rien n’est plus beau comme communication que celle d’un vieil artiste envers de jeunes artistes.

Quelles sont vos qualités pour cette fonction en tant que telle ?
Je ne sais pas si ce sont des qualités ou des défauts, mais je suis obstinée, orgueilleuse, intransigeante, perfectionniste, un peu angoissée aussi. Je pense qu’un artiste peut tout se permettre, sauf être ennuyeux. Nous sommes là pour être attractifs et séduisants, pour passionner le public et l’amener à se poser des questions.

Serez-vous plutôt autoritaire ou maternelle ?
Je ne serai ni la mère des élèves, ni leur amie, mais je ne serai pas non plus une tortionnaire qui va les déstabiliser à plaisir ! Je vais faire au mieux pour rendre cette expérience intéressante et passionnelle, et avancer vers la musique, et l’art en général, car Star Academy est une émission extrêmement complète.

Quelles sont les limites qu’un élève ne doit pas dépasser selon vous ?
Le manque de respect vis-à-vis des cours et des professeurs. Tous ceux qui n’ont pas pris au sérieux les cours de chant le regrettent amèrement aujourd’hui. Je parle du respect de la musique et de l’enseignement ; pas nécessairement de ce qu’on leur dit. Si on dit à une élève « tu n’es rien », j’espère bien qu’elle ne va pas le croire ! Mais le respect du travail est absolument indispensable. Seul l’art a le droit d’être despotique, c’est l’art.

Vous avez une image fantasque et décalée auprès du public, pensez-vous surprendre les téléspectateurs en directrice ?
Je ne vais pas tout à coup me déguiser en tailleur noir avec une jupe courte, un chignon strict et des lunettes. Je reste tel quel, je me balade partout avec mes falbalas, donc je ne pense pas que les gens vont être étonnés !

Espérez-vous donner une «touche Armande Altaï» à cette 8e édition ?
Nous verrons cela à la fin ! Mais je serais ravie si tout se tenait avec une certaine classe, beaucoup de glamour et de fantaisie.

Fini le château de Dammarie-les-lys ; que vous inspire le nouveau lieu, un hôtel particulier au cœur du Marais ?
Je ne le connais pas encore, mais ce quartier est rempli d’hôtels particuliers qui sont authentiques, très anciens, chargés d’histoires et de fantômes ! Je pense qu’il y en aura plein les couloirs ! C’est très bien, cela donne un héritage fort, une colonne vertébrale sérieuse et sensée.

Avez-vous déjà eu l’occasion de rencontrer les professeurs de cette nouvelle édition ?
Je connais bien sûr Kamel, l’éternel, avec son sourire magnifique ! Je suis allée voir Anne Ducros en concert, et je pense qu’avec elle, les élèves ne pourront échapper ni à la justesse, ni à l’harmonie, ni au swing !

Qu’est-ce qui pourrait vous rendre fière, une fois l’émission achevée ?
Que la huitième Star Ac’ ait su captiver le plus grand nombre ! Que les téléspectateurs s’intéressent à la musique et au talent.



09 4th, 2008

De l’ombre à la lumière
Succéder à Matthieu Gonet et à ses sept années de bons et loyaux services n’est pas chose aisée. C’est pourtant la mission que devra relever Brice Davoli, le nouveau répétiteur de Star Academy.
Brice Davoli est un homme de l’ombre. Ce musicien accompli, amateur tant de musique classique, surtout la période romantique du XIXe et du XXe siècle, que de rock (Led Zeppelin, Deep Purple,…), a plusieurs cordes à son arc. Depuis deux ans, ce jeune homme de 28 ans s’est spécialisé dans la composition et l’arrangement. Cinéma, télévision, disque… c’est surtout grâce à la publicité que Brice Davoli s’est illustré à l’international.
C’est pourtant en tant que répétiteur qu’il a été convié à la nouvelle édition de la Star Academy. Il a en effet débuté sa carrière dans la direction musicale d’artiste : Jenifer, les L5, Ophélie Winter, Jérémy Chatelain, Benoît Poelvoorde pour Podium et surtout Chimène Badi, qu’il suit depuis ses débuts. Grâce à elle, il a déjà fréquenté à de nombreuses reprises les coulisses de la Star Academy.

Si l’on en croit ses rapports avec Chimène Badi, Brice Davoli promet d’être un professeur intransigeant : « Chimène me dit souvent que je suis un peu dur ; je pars du principe qu’on n’apprend pas de ses succès, mais de ses échecs. » Le travail est la valeur essentielle de l’artiste : « Je parle souvent avec des jeunes qui oublient un peu cette notion. Quand on est sur scène, ce n’est que du spectacle, mais en amont, ce n’est pas forcément une partie de rigolade. Etre chanteur, ce n’est pas bosser deux heures par joue et se défoncer la tête en boîte ! Il faut être sérieux pour, à la télévision, faire rêver. »
Ainsi, au-delà de son travail de coach, Brice Davoli espère développer la culture musicale des futurs Academyciens : « Un artiste se doit d’être érudit ; or, beaucoup de jeunes chanteurs n’ont aucune culture musicale. Certains disent aimer le rock mais ne connaissent en fait que Kyo ! J’aimerais bien aussi, si j’ai le temps, leur apprendre un peu le solfège. On s’imagine que c’est rébarbatif, mais tout dépend de la façon de l’aborder. Et puis c’est important, trop de chanteurs ont des difficultés à discuter avec les musiciens en studio par manque de vocabulaire. »
Brice Davoli sera chargé de faire répéter les élèves, mais participera aussi au choix de chansons et de tonalités pour le prime, une mission qu’il prend très au sérieux : « Il faut mettre les élèves en danger, mais dans une certaine limite. Quelqu’un qui est à l’aise dans un répertoire de chansons réalistes, même avec du travail, ne groovera jamais sur du Rn’B. Pour moi, un bon artiste, ce n’est pas forcément un bon chanteur, c’est quelqu’un qui est à sa place. La rencontre d’un artiste avec une chanson va au-delà de la technique. Optimiser les élèves permettra d’offrir des prime de qualité. »
Avec sa coiffure ébouriffée, Brice Davoli compte bien apporter sa patte au coup de jeune de la Star Ac’ 8 en suggérant un répertoire de chansons encore rarement entendues sur le plateau : « Lenny Kravitz, Abba, plein de tubes rock tout à fait abordables, et pourquoi pas les Tings tings ? » Et ce, sans pour autant tomber dans le travers du « branché parisien »… Le défi est lancé !



09 4th, 2008

Oiseau en liberté
Les futurs étudiants de la nouvelle Academy sont prévenus : cette huitième édition sera celle du travail. En point d’orgue, les cours de chant. C’est Anne Ducros, chanteuse de jazz au tempérament enflammé, qui a été choisie.
Si le grand public connaît mal Anne Ducros, il n’en est pas de même pour les amateurs de jazz. Cette chanteuse française, récompensée de deux Victoires de la musique, parcourt le monde pour des Master Class très prisées et de prestigieux festivals. Depuis quinze ans, elle est également à la tête de Préludes, une école de jazz vocal. A ses yeux, l’enseignement dispensé à ces élèves triés sur le volet est indissociable de sa carrière d’artiste : « Je ne pourrais pas enseigner si je ne chantais pas. Je ne transmets pas que ma technique vocale, j’enseigne ma vie, mon rapport à la musique. »

C’est avec un enthousiasme non dissimulé qu’Anne Ducros s’apprête à prendre la succession de Richard Cross pour cette huitième édition de la Star Academy. Elle est admirative des performances que réalisent chaque année les Academyciens : « Ce qu’ils font sur les prime, la plupart des professionnels n’y arriveraient pas. J’adore voir des jeunes gens avec tant d’énergie positive, de volonté et de courage, je les trouve vraiment attachants. »Ce qu’elle attend de ses futurs étudiants : des timbres et des personnalités. Et la technique ? « S’ils en ont un peu, ça m’aide, mais ce n’est pas indispensable : on chante depuis des milliers d’années, le solfège n’existe que depuis deux cents ans ! Dans la musique, il y a une part d’érudition et une part d’instinct. »
Certes, un chanteur doit envisager sa voix comme un instrument, Anne Ducros espère d’ailleurs faire venir son phoniatre à l’Academy pour que les élèves découvrent concrètement l’instrument qu’ils ont « entre les mains ». Mais celle qui se définit comme une improvisatrice entend bien pousser ses futurs élèves à plus d’introspection : « Je voudrais les débarrasser de l’instinct que l’on a face à un micro de « faire le chanteur. » S’inspirant de son univers artistique, elle les fera « travailler au lâcher prise » lors d’une séance d’improvisation autour d’un blues ou d’un standard de jazz : « Je voudrais les amener à cela, non pour en faire des chanteurs de jazz, mais parce que ce chemin est bienfaisant pour tous ceux qui veulent faire de la musique. »

Et face à ceux qui pourraient s’étonner que le jazz se mêle au divertissement grand public, Anne Ducros ne manque pas de répartie : « Vous croyez qu’il existe une musique plus populaire que cette musique, née dans les champs de coton pour fédérer des gens qui n’avaient rien ? Je me sens beaucoup plus Ella Fitzgrald que comme ces gardiens du temple du jazz pur et dur. Cette vocation de l’artiste maudit a fait un mal fou à cette musique, alors qu’elle n’est qu’amour, partage et émotion. » Persuadée que le jazz intéresse plus les Français qu’on ne pourrait le penser a priori - le double album électro-jazz de Quentin Mosimann, gagnant de la Star Ac’7, en est la preuve - elle ne compte pas pour autant « jazzifier » la Star Academy mais plutôt communiquer l’envie de chanter aux téléspectateurs.
Ne craint-elle pas néanmoins d’être mise au ban de la communauté jazz ? « Si vous saviez à quel point je m’en moque ! Dans la vie, j’ai toujours évité les ayatollahs. Et puis les oiseaux en cage ne chantent pas, alors je ne me laisserai pas enfermer ! »



09 3rd, 2008

Le 19 Septembre , la huitième saison de la Star Academy débutera avec de nouvelle surprise .

La Star Academy 2008 sera dirigé par Armande Altai, l’ancienne prof de chant .

Trois nouveaux profs feront leurs entrées : Anne Ducros pour le chant, Dominique Martinelli pour remplacer Raphaelle Ricci et Rafael Amargo à la place de Matthieu Gonet .

Fini la vie de château, les élèves seront maintenant en plein cœur de paris, rue Charlot, dans un hôtel particulier prêt du marais . 1800 m² seront à leur disposition .

L’émission est biensur toujours présenté par Nikos Aliagas .